Centrafrique, Bangui

LA VOIX DU CŒUR à Bangui

Responsable : Béatrice Epaye

Correspondant : Sœur Thérèse Blarre

La Voix du Coeur a été ouverte à Bangui en 1994 par Madame Lucienne Patassé, assistée d’un groupe d’amis, tous centrafricains. Elle a été fermée suite aux événements socio-politiques que le pays a connus, puis ré-ouverte en 1999. Béatrice Epaye, ancienne ministre, a pris la présidence de La Voix du Cœur. Le projet est en contact permanent avec 800 familles ou familles d’accueil au niveau de Bangui.

Près de 3000 enfants sont accueillis chaque année.

Entre 100 et 200 enfants viennent chaque jour au centre d’écoute où ils peuvent se laver, manger et se faire soigner. Ce sont des enfants qui ont été agressés dans la rue ou encore des enfants dits « sorciers ». La Voix du Cœur procure aux enfants : alphabétisation, scolarité, formation professionnelle, nourriture, soins à l’infirmerie, auxquels s’ajoutent des activités sportives, artistiques, et une formation aux arts ménagers.

Le récent conflit a particulièrement bouleversé la vie de l’association : les cours de remise à niveau scolaire et d’alphabétisation ont été perturbés par les détonations d’armes et certaines salles de classes ont été utilisées comme dortoirs.

L’infirmerie de La Voix du Coeur est la seule à soigner les jeunes et les nombreux enfants des rues de Bangui (enfants victimes d’agression, plaies ulcérées, membres cassés, nourrissons de filles de la rue séropositives, filles et garçons séropositifs ou ayant déjà le sida). Le projet UNICEF d’expérimentation du traitement des plaies en ulcération par le miel a été réalisé avec succès. L’accès de la Fondation aux ressources du Fonds mondial contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, a permis des suivis dans ces domaines.

Malgré les multiples difficultés rencontrées, le Centre s’efforce de réinsérer le plus grand nombre possible d’enfants, en allant à la rencontre de leurs familles.

Le projet de  ferme agro-pastorale, activité génératrice de revenus, qui doit former les adolescents non scolarisés et permettre leur réinsertion est en “ sommeil “. En effet, en cette période difficile, le terrain est trop éloigné de la ville.

La Voix du Coeur prépare l’installation des filles comme gargotières et couturières et celle des garçons dans des ateliers privés de menuiserie, de maçonnerie et de mécanique.

Parmi les contraintes auxquelles la Voix du Cœur doit faire face, la persistance de la crise, la misère des familles qui souvent ont perdu leur habitation, mais aussi l’augmentation de la consommation de cannabis par les enfants qui sont de plus en plus agressifs et qui fuient le centre et l’école pour suivre les forces étrangères dans la rue. Le travail en milieu ouvert s’est renforcé.

 

 

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