Madagascar, Antsirabé, Fianarantsoa

AFFD (Aide aux Filles et Femmes en Détresse)

Responsable : Jacques Garreau

 

Il s’agit de venir en aide aux filles prostituées. Des foyers avec des ateliers de broderie ont été mis en place à Fianarantsoa et à Antsirabé qui accueillent notamment les plus âgées. Avec l’aide des « anciennes », l’AFFD essaie de porter secours aux prostituées plus jeunes qui errent dans les rues avec, souvent, leur enfant dans le dos.

A Antsirabé, la maison « Elisabeth » accueille une vingtaine de filles et des bébés.

Le foyer « Marie-Madeleine » compte une douzaine de filles et plusieurs bébés.

A Fianarantsoa, dans le foyer « Monique » vivent une vingtaine de filles et plus de 60 bébés. On y trouve une salle de cours et un atelier de formation. Un nouvel espace a été créé à Morondava, petit port de la côte ouest situé à 400 kilomètres de piste d’Antsirabé.

La coopérative ouvrière « le Pari » regroupe une vingtaine de jeunes filles dont certaines ont un bébé. La gestion de cette coopérative est assurée par une bénévole, membre de l’association. Les articles en broderie et boutis sont réalisés pour la vente, notamment à Maurice et en France.

Toutes les jeunes filles reçoivent une instruction générale indispensable, la plupart d’entre elles n’ayant pas dépassé le niveau du CE2.

La première génération des filles a maintenant quitté les foyers : une cinquantaine sont autonomes. Plusieurs travaillent à domicile. Un jour par semaine les monitrices sont à leur disposition pour transmettre les commandes, préparer le travail, dessiner les motifs, fournir coton et tissus achetés par les filles. Les travaux finis seront vendus en France notamment. D’autres sont employées dans un atelier de couture qui produit des vêtements de travail et autres commandes d’entreprises malgaches. L’AFFD aide au financement des machines. Après un an de travail, les filles deviennent actionnaires de cet atelier.

Innovation importante : « comment utiliser des déchets naturels pour créer des emplois ?». C’est la question que s’est posée en 2013 l’A.F.F.D. Réponse : l’association récupère auprès des rizeries les coques qui ne sont pas utilisées, auprès des scieries la sciure, et dans la nature feuilles et plantes sauvages. Le tout, une fois broyé et séché, sert à confectionner des briquettes de biomasse qui remplacent le charbon de bois. Ces briquettes servent également de carburant au four installé pour sécher les mangues et d’autres fruits. L’A.F.F.D. envisage aussi de développer de petits élevages : poules, canards, dindons, vaches laitières. Des activités génératrices de revenus qui sont les bienvenues.

Les résultats sont là. Pas une fille n’est retournée à la prostitution depuis la création de l’association.

 

 

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