En Afghanistan, des enfants « comme des oiseaux dans une cage »

Avez-vous vu les « Hirondelles de Kaboul » ? Ce film, très bien réalisé, raconte la vie de deux jeunes enseignants au chômage, Moshen et Zunaira. Ils sont brillants. Ils s’aiment. Ils veulent croire en l’avenir, en dépit de la pression des Talibans. Mais leur pays, l’Afghanistan, est en ruine. La misère et la violence règnent en maître dans la capitale. Ecrit à partir du roman de Yasmina Khadra, ce film a été, avec raison, couvert de prix.

Dans un pays en guerre depuis plus de 40 ans, comment envisager le futur ? « Les ados afghans sont des oiseaux qui savent voler mais qui sont enfermés dans une cage » pouvait dire une jeune de 15 ans dans un grand quotidien. La réalité est là : la moitié seulement des enfants en âge d’être scolarisés le sont effectivement. Les écoles de filles sont régulièrement attaquées et les bibliothèques détruites. Ce fut le cas de plus de 100 groupes scolaires en 2018. La crise économique force aussi des familles à faire travailler leurs enfants dès le plus jeune âge. « Je fabriquais des tapis et réalisais des broderies que l’on vendait pour pouvoir acheter à manger » raconte une lycéenne de 17 ans qui travaille depuis qu’elle a 10 ans.
L’Afghanistan n’a d’autre choix que d’essayer de faire évoluer doucement les mentalités. Les défis sont clairs : éduquer les parents à scolariser leurs enfants, lutter contre l’illettrisme, éviter de fiancer trop tôt les filles. Dans bien des pays, des enfants passent directement à l’âge adulte sans véritable transition, note aussi un rapport de l’UNICEF.
Le fragile espoir lié à une scolarisation régulière, en Afghanistan comme au Sénégal, en Colombie ou RDC dont nous vous parlons dans ce bulletin, n’est pas hors de portée. Mais comme vous le savez, votre soutien nous est nécessaire et nous avons besoin de trouver de nouveaux donateurs. Ne laissez pas les enfants être privés de leurs rêves !
Cela fait 30 ans cette année que l’association AIMER est engagée dans ce combat. Nous le fêterons à plusieurs reprises, notamment lors d’un concert de solidarité et d’une conférence d’abord à l’abbaye de Saint-Jacut de la Mer du 28 décembre au 3 janvier en Bretagne, puis le 28 mai 2020 à Paris.

Jean-François PETIT

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