Garder espoir

Bulletin n° 112 – Septembre 2020. Le virus est toujours là. A longueur de journée des messages viennent nous rappeler que la pandémie est loin d’être éradiquée. Tous les continents sont touchés. Si l’on en juge par les informations qui nous parviennent, l’Afrique serait de loin le moins impacté, des raisons à cela : Très tôt les autorités gouvernementales ont bouclé les frontières, les administrations et les établissements scolaires ont été fermés. La population est jeune, le taux d’urbanisation très faible, le réseau de transport quasi inexistant, ce qui limite sérieusement la circulation du virus. Dans les villages, les gens continuent de vivre « en famille » faute de place et les gestes barrières ne peuvent guère s’appliquer puisque le gel hydro-alcoolique et les masques manquent. Néanmoins, les malades de la Covid restent peu nombreux et aucun enfant n’a été malade.
Sans outils informatiques, la fermeture des écoles dans les campagnes a entraîné une forte déscolarisation. Les enfants vont prêter main forte pour les travaux des champs, la garde des animaux…. Dans les villes où port du masque et désinfection des mains sont obligatoires, les consignes sont plutôt bien respectées. Très présente sur ce continent, A.I.M.E.R. est restée à l’écoute des responsables des différents projets qui nous donnent des nouvelles régulières. A.I.M.E.R. apporte son soutien moral et financier. Il faut saluer le travail réalisé par ces responsables et éducateurs qui ont pu faire appliquer les gestes barrière en se procurant et en distribuant masques et gels. Mais ils ont surtout continué de faire la classe et ont créé des activités pour permettre aux enfants de vivre le mieux possible ces moments particulièrement difficiles. Centre NRJ – Madagascar
Dans certains pays, les enfants ont déjà retrouvé le chemin de l’école, d’autres rentrées interviendront en septembre ou octobre voire même en novembre. La formation professionnelle a elle aussi été touchée mais certains Centres ont pu amener leurs élèves à passer leur diplôme.
La formation professionnelle est un atout important pour l’Afrique qui, après la crise sanitaire, va être confronté à une crise économique sans précédent. En formant des gens à différents métiers, A.I.M.E.R. leur permet de rester dans leur pays et d’aider à son redémarrage. Elle évite qu’ils essaient par tout moyen, parfois dangereux, de venir chercher, notamment en Europe, un eldorado qu’ils ne rencontreront jamais.
C’est pour cette raison qu’A.I.M.E.R., depuis 30 ans, appuie fortement, grâce à l’aide de ses donateurs, le développement et le renforcement de la formation dans les différents projets qu’elle soutient.
Colette Menguy

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